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Comics de la Semaine : Empyre #1, Giant-Size X-Men: Magneto #1 et plus

Chaque semaine, je fais une sélection des nouveaux comics sortis aux Etats-Unis que j'ai lus et appréciés et qui méritent ton attention.

Devin Vaugh (Judge Dredd Megazine #422)

"The Wolf of St Vitus" par Ales Kot, Patrick Goddard, Pippa Bowland et Annie Parkhouse • 2000 AD

Image : Patrick Goddard, Pippa Bowland et Annie Parkhouse (2000 AD)

Histoire complète de l'enquêteur du surnaturel Devin Vaugh et son godemiché démoniaque qui se rendent à l'église de St-Vitus et y découvrent une tentative de sacrifice humain. Raconté comme ça, cela paraît glauque mais c'est bourré d'humour avec plein de choses inattendues. L'histoire de Ales Kot rattrape donc la partie graphique quelque peu décevante.

Empyre #1

Par Al Ewing, Dan Slott, Valerio Schiti, Marte Gracia et Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : Valerio Schiti et Marte Gracia (Marvel Comics)

Il y a une chose qui a tendance à m'énerver dans n'importe quel type d'histoire, c'est lorsque les personnages ne dialoguent pas entre eux pour expliquer la situation ou, comme c'est le cas ici, refusent de l'expliquer. Si cela est justifié par le manque de temps, on ne comprend pas trop ce qui pousse les Skrulls et les Krees à vouloir agir rapidement. Mais, même au jeu du mega event - qui se veut donc plutôt accessible, Al Ewing est un scénariste hors-paire. De ce fait, il apporte ces réponses au fur et à mesure et nous explique ce qui a poussé l'alliance extra-terrestre à passer à l'attaque avec un sens du drama plus que plaisant.

Empyre commence donc en faisant singe d'opposer Avengers et Fantastic Four mais cela est plus compliqué qu'il n'y paraît. Même le retournement de situation de Hukling, devenu l'Empereur Kree/Skrull, commence à être plus compréhensible que dans les divers teasers qu'on avait pu apercevoir auparavant.

En tout cas, avec un bon rythme, une écriture efficace, une remise en perspective de divers éléments vus dans les prologues, ce premier numéro est une réussite. Nous ne comprenons pas encore tous les enjeux de l'histoire de Ewing (qui écrit ce numéro) et de Dan Slott mais le retournement de situation est inattendu.

Ma déception viendrait de Valerio Schiti qui fait un travail assez énorme avec des pages remplies de vaisseaux spatiaux mais lorsqu'il s'agit de dessiner des personnages, c'est un peu générique voire fade.

Family Tree #7

Par Jeff Lemire, Phil Hester, Eric Kapur, Ryan Cody et Steve Wands • Image Comics

Image : Phil Hester, Eric Kapur, Ryan Cody et Steve Wands (Image Comics)

C'est l'histoire de Loretta qui élève seule deux enfants. La plus jeune, Meg, est alors touchée par un mal étrange qui la transforme petit à petit en arbre. Et c'est alors le début d'une histoire qui dépasse le corps médical avec le grand-père paternel des enfants qui revient, la disparition de leur père qui n'était pas sans lien avec ce qui arrive à Meg, et des confréries secrètes qui s'affrontent.

Dans ce numéro, Loretta est désespérée : il semble que sa fille ait dépassé la ligne de non-retour. Mais l'épisode ne s'arrête pas à ça, nous avons un petit aperçu de ce qui se passe dans le futur, de ce que découvre Meg dans le "réseau forestier". Il se passe donc plein de choses intéressantes dans un seul numéro nous poussant à tourner les pages assez rapidement pour découvrir ce qui s'y cache.

Giant-Size X-Men: Magneto #1

Par Jonathan Hickman, Ramon Perez, David Curiel et Clayton Cowles • Marvel Comics

Image : Ramon Perez, David Curiel et Clayton Cowles (Marvel Comics)

Tout comme les précédents épisodes de cette série de one shots publiés sur la bannière Giant-Size X-Men, Jonathan Hickman ne va pas s'intéresser à la personnalité de ses protagonistes mais va plutôt les utiliser pour apporter de nouveaux éléments à l'univers qu'il met en place depuis House of X et Powers of X. Ainsi, dans ce numéro, Magneto va rendre service à une autre mutante en allant chercher une île et en devant défier - plus ou moins - Namor afin de l'avoir.

Vu que l'histoire est bien écrite, c'est intéressant de plonger dedans mais, c'est vrai qu'elle est très inattendue en terme d'ambiance et les enjeux sont étonnants. Nous semblons rien apprendre sur Magneto ou son nouveau statut, mais il y a quelque chose d'important qui est en train de se faire dans ces pages. Il est en revanche difficile de savoir comment et quand cela sera dévoilé le rôle de cette île. En tout cas, c'est assez plaisant de voir le Maître du Magnétisme dans une aventure solo qui ne le confronte pas à son passé ou à son statut de mutant dans un monde qui les hait. Cela change.

Tout comme les autres numéros spéciaux, il a été réalisé "à la manière Marvel" à savoir avec un synopsis écrit par Hickman et c'est l'artiste, Ramon Perez, qui vient à raconter l'histoire comme il lui semble, et les dialogues viennent à la fin s'inspirant des dessins. Clairement, le dessinateur s'éclate autant avec le pouvoir de Magneto que les créateurs marines rencontrés par le maître du magnétisme et Namor. Il y a donc des pages incroyablement belles mais, toujours avec une sorte de spleen qui colle si bien au personnage principal. C'est une grande réussite de ce point de vue-là.

Guardians of the Galaxy #4

"We're not Friends" par Al Ewing, Juann Cabal, Federico Blee, Guru-eFx et Cory Petit • Marvel Comics

Image : Juann Cabal, Federico Blee, Guru-eFx et Cory Petit (Marvel Comics)

C'est un épisode Gardiens de la Galaxie contre Gardiens de la Galaxie. Si tout commence avec beaucoup d'humour, cela prend une saveur particulière par la suite avec des moments qui auraient pu être écrits par Grant Morrison. Mais c'est bel et bien Al Ewing aux commandes proposant des situations folles en fin de numéro après nous avoir servi une scène de baston rudement étonnante.

Et puis, les dessins de Juann Cabal, c'est de la folie pure avec des compositions de page complètement folles et, pourtant, une maîtrise totale de sa narration.

Immortal Hulk #35

"A Certain Amount of Light" par Al Ewing, Mike Hawthrone, Mark Morales, Paul Mounts et Cory Petit • Marvel Comics

Image : Mike Hawthrone, Mark Morales, Paul Mounts et Cory Petit (Marvel Comics)

Al Ewing a la bonne idée de commencer l'épisode avec un petit récap' de qui est qui parce que cela commençait à devenir compliqué. En même temps, si vous suivez depuis le début, tout cela a été bien introduit au fur et à mesure.

Le reste de l'épisode est assez intéressant puisqu'il pose une nouvelle situation, tout en explorant le microcosme de la série. Malheureusement, c'est illustré par Mike Hawthone, artiste que je n'apprécie pas du tout.

Mighty Morphin' Power Rangers #51

"Aftermath" par Ryan Parrott, Moisés Hidalgo, Water Baiamonte et Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Moisés Hidalgo, Water Baiamonte et Ed Dukeshire (BOOM! Studios)

La fin du numéro cinquante se terminait avec un retour presque inattendu mais, ce n'est pas la seule surprise que nous réserve Ryan Parrott qui commence à mélanger plein d'éléments de la série tout en nous amenant tranquillement vers sa fin de ce titre.

C'est donc plein de surprises donc mais aussi d'action tout en continuant de travailler la nouvelle synergie de groupe avec Rocky, Aisha et Adam qui sont mieux intégrés que dans l'arc précédent.

Once & Future #9

Par Kieron Gillen, Dan Mora, Tamra Bonvillain et Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Dan Mora, Tamra Bonvillain et Ed Dukeshire (BOOM! Studios)

Duncan et Bridgette affrontent le Beowulf nous laissant admirer de sublimes pages dessinées par Dan Mora qui s'éclate comme un fou sur cette scène de baston. Il y a tout de même un rythme un peu saccadé dans l'art séquentiel mais, ça reste plutôt fun. Et les couleurs de de Tamra Bonvillain sont vraiment agréables.

Côté histoire, nous sommes dans la même lignée des précédents numéros, les menaces sont toujours présentes et frappent sans arrêt pendant que les personnages découvrent petit à petit les nouvelles règles du jeu. En plus, Kieron Gillen nous propose de nouvelles informations et approfondit de manière intéresse Bridgette.

Teen Titans #43

Par Robbie Thompson, Jesus Merinon Julio Ferreira, Marcelo Maiolo et Rob Leigh • DC Comics

Image : Jesus Merinon Julio Ferreira, Marcelo Maiolo et Rob Leigh (DC Comics)

Robbie Thompson ne fait pas semblant en écrivant Damian, il sait que c'est un personnage qui peut vite dégénérer si on le dérange et, même si je suis déçu par le personnage - tout comme Roundhouse, j'aime que le scénariste ne joue pas la carte de la fausse piste. Du coup, on se retrouve dans une situation intéressante dans laquelle rien n'est tout blanc ou tout noir.

Par contre, même si je reconnais le talent de narrateur de Jesus Merino, je ne suis vraiment pas fan des dessins que je trouve trop génériques et qui ne collent pas vraiment à l'ambiance "teen" que devrait avoir la série.

Teenage Mutant Ninja Turtles #106

Par Sophie Campbell, Ronda Pattison, Nelson Daniel et Shawn Lee • IDW Publishing

Image : Nelson Daniel, Ronda Pattison et Shawn Lee (IDW Publishing)

Sophie Campbell laisse la main à sa coloriste, Ronda Pattison, pour écrire le script de son histoire et au dessinateur Nelson Daniel pour reprendre le relais côté artistique.

La nouvelle situation étant posée, l'histoire s'intéresse à de nouvelles conséquences du précédent arc narratif avec une créature étrange qui sème la zizanie dans le quartier des mutants. C'est plus le genre d'histoires que nous trouvions dans feu la série Teenage Mutant Ninja Turtles Universe ce qui donne un peu l'impression d'être un début d'arc bouche-trou. Mais, c'est bien dessiné et joliment raconté, donc ça va.

Venom #26

Par Donny Cates, Iban Coello, Juan Gedeon, Jesus Aburtov et Clayton Cowles • Marvel Comics

Image : Iban Coello, Jesus Aburtov et Clayton Cowles (Marvel Comics)

Ah ouais, d'accord, c'est là où nous emmène Donny Cates... C'est vrai qu'avec l'arrivée de Knull, j'avais un peu oublié cette partie de l'histoire, mais j'ai l'impression que le scénariste nous prévoit pas mal de nouvelles choses prochainement.

Il y a pas mal d'action dans ce numéro et Iban Coello s'amuse. En revanche, je ne comprends pas trop le changement d'artiste pour si peu de pages, bien que le trait de Juan Gedeon est fort appréciable.

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