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Comics de la Semaine : Empyre #2, Decorum #3, Power Rangers: Ranger Slayer #1, et plus

Chaque semaine, je fais une sélection des nouveaux comics sortis aux Etats-Unis que j'ai lus et appréciés et qui méritent ton attention.

Decorum #3

Par Jonathan Hickman, Mike Huddleston et Rus Wooton • Image Comics

Image : Mike Huddleston et Rus Wooton (Image Comics)

Après un deuxième épisode assez dense en nouvelles informations, Jonathan Hickman lève le pied en proposant un épisode uniquement focalisé sur Imogen qui emmène sa jeune recrue, Neha Nori Sood, une ancienne coursière, dans une école destinée à l'entraîner au métier d'assassin. Mais, elle n'a clairement pas le curriculum vitae des autres élèves.

J'adore l'humour de Hickman qui raconte son histoire avec un ton sérieux mais perce d'une certaine manière le quatrième mur pour venir susurrer dans l'oreille de son lectorat. On se retrouve ainsi avec parfois des dialectes incompréhensibles suivis d'un personnage qui dit "je n'ai pas compris un strict mot", mais avec sérieux puisque ledit personnage répond vraiment au dialecte.

Mais Decorum, c'est aussi (et surtout ?) une claque graphique avec Mike Huddleson qui change régulièrement de style, de colorisation, osant même le montage photo étrange pour créer le décor de la Sororité de l'Homme. C'est tout simplement dingue.

Empyre #2

Par Al Ewing, Dan Slott, Valerio Schiti, Marte Gracia et Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : Valerio Schiti, Marte Gracia et Joe Caramagna (Marvel Comics)

Le premier épisode avait quelque chose d'assez étonnant dans cette manière de surprendre sur la véritable nature du conflit qui est raconté dans ce mega-event marvelien. Ce deuxième numéro a quelque chose aussi d'étonnant, mais cette fois dans la forme, dans le sens où Al Ewing prend le temps d'expliquer qui est qui (ou Quoi) faisant littéralement une pause d'une moitié d'épisode afin de nous donner le contexte global, reliant entre eux les événements vus dans les différents teasers mais, aussi, avec des événements de l'histoire des Avengers.

J'ai tout de même l'impression que les Fantastic Four sont plutôt spectateurs de la situation puisque l'équipe de Black Panther est véritablement au centre de ce numéro que ça soit dans la première partie - très explicative - que dans la seconde qui nous montre comment la résistance se met en place. Très clairement, Carol Danvers vient voler la vedette à l'équipe de Reed Richards.

Pour le moment, bien que l'histoire est composée conjointement par Al Ewing et Dan Slott, on sent plus la patte du premier pas seulement parce qu'il écrit le script de la série, mais par cette manière qu'il a d'aller à contre-courant du reste. En effet, habituellement sur ce genre d'events, ce deuxième numéro sert plutôt à vendre les différents tie-ins, là, Ewing pose plutôt des fondations nous montrant le temps d'une case qu'il se passe des choses sur Terre.

La partie graphique de Valerio Schiti oscille entre le plutôt joli et le plutôt moche. C'est simple, la première partie, très explicative donc, est vraiment chouette, la seconde est vraiment désastreuse avec des personnages difformes et des compositions parfois mal pensées. Je pense que ça sera comme ça jusqu'à la fin, au moins la narration n'en souffre pas.

Empyre: X-Men #1

Par Jonathan Hickman, Tini Howard, Matteo Buffagni, Nolan Woodard et Clayton Cowles • Marvel Comics

Image : Matteo Buffagni, Nolan Woodard et Clayton Cowles (Marvel Comics)

Habituellement, j'évite les titres périphériques (surtout les mini-séries et one-shots) aux mega events ne voulant pas cautionner cette manière de faire que je trouve déplorable. Mais, je fais une exception avec cette mini-série Empyre: X-Men qui sera écrite par tous les créatifs des titres X-Men du moment. L'ambition est clairement affichée : il s'agit d'un événement important pour les mutants et les mutantes de Marvel. Et, après lecture, je peux vous assurer que le lien avec Empyre est tellement minime qu'en effet, si on est intéressé par le nouveau statu quo des X-Men, cette lecture semble obligatoire.

Tout commence d'ailleurs avec l'une des ennemies des X-Men qui refait son apparition. Il est fort possible que les retrouvailles risquent de faire des étincelles. En tout cas, c'est clairement pour cela que j'ai envie de continuer à lire ce titre.

Pour le reste, Jonathan Hickman et Tini Howard écrivent un épisode plutôt fun apportant de nouveaux éléments intéressants ou développant des concepts déjà évoqués ailleurs (la fameuse X-Corps). En plus, le duo créatif arrive à donner une âme à leur équipe avec une belle synergie, et des personnages intéressants qu'on n'avait pas l'habitude de voir travailler ensemble. Et puis, le final est plutôt bien trouvé.

C'est donc une très belle surprise que ce premier numéro et, pour ne rien gâcher, la partie graphique signée Matteo Buffagni aux dessins et Nolan Woodard aux couleurs est franchement chouette.

Hellions #2

"Blood Work" par Zeb Wells, Stephen Segovia, David Curiel et Cory Petit • Marvel Comics

Image : Stephen Segovia, David Curiel et Cory Petit (Marvel Comics)

Zeb Wells essaie donc d'écrire une sorte de Suicide Squad façon X-Men avec des rebuts de la société mutante capable du pire, comme du pire. Du coup, cela donne un petit côté fun à l'ensemble mais l'équipe est malheureusement trop dans le conflit, d'autant plus qu'elle est composée de personnages détestables lorsqu'ils ne sont pas effacés. Je ne me rappelle pas, par exemple, d'avoir vraiment vu Orphan Maker

Si l'intrigue n'est pas dingue, il y a tout de même un humour assez méta qui fonctionne bien comme la catch phrase de la super-vilaine qui fait son apparition dans cet épisode.

L'autre truc qui me bloque un peu - même si je vais continuer la lecture, ce sont des dessins de Stephen Segovia, c'est grossier, des proportions étranges, sexiste par petits moments et puis son trait est clairement pas régulier ; Wild Child semble changer de physique à chaque apparition.

New Mutants #11

"Ice Cream Dreams" par Ed Brisson, Flaviano, Carloz Lopez et Travis Lanham • Marvel Comics

Image : Flaviano et Carloz Lopez (Marvel Comics)

La nouvelle situation des mutants et mutantes de l'univers Marvel n'empêche pas les scénaristes de nous ressasser les mêmes histoires... Ed Brisson nous raconte donc l'histoire des New Mutants qui font face à une jeune mutante qui ne contrôle pas son pouvoir, les confrontant à leurs propres peurs, tout cela devant une foulé de gens qui haïssent les mutants et mutantes. Lu mille fois, mais j'avoue, c'est bien foutu d'autant plus que le petit gimmick de la série est à la fois rigolo et intriguant.

Mais, le seul vrai intérêt de la série réside dans les dessins de Flaviano un artiste hallucinant qui est un bon narrateur, donnant un travail considérable dans chacune des ses cases mais, surtout, qui se lâche complètement avec les "cauchemars vivants". Ce côté psychédélique mélangé à du pop est vraiment plaisant.

Power Rangers: Ranger Slayer #1

Par Ryan Parrott, Dan Mora, Raul Augulo et Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Dan Mora, Raul Augulo et Ed Dukeshire (BOOM! Studios)

Dans ce one-shot spécial, Ryan Parrott nous projette dans l'univers de Ranger Slayer, ce personnage original né dans les comics. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s'agit une version d'un monde parallèle de Kimberly, le ranger rose qui combat les Power Rangers de son monde.

Si l'immersion est fort intéressante - pour les fans des comic books, c'est surtout la partie graphique qui impressionne. Dan Mora et Raul Augulo font un travail de dingue, c'est sublime de bout en bout. Je me demande comment le dessinateur fait pour assurer autant avec autant de couvertures à dessiner par mois, sa série régulière et quelques apparitions par-ci par-là. En tout cas, c'est un véritable régal pour les yeux !

X-Men / Fantastic Four #4

"The Might of Lavteria has been unleashed" par Chip Zdarsky, Terry Dodson, Rachel Dodson, Ranson Getty, Laura Martin et Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : Terry Dodson, Rachel Dodson, Ranson Getty, Laura Martin et Joe Caramagna (Marvel Comics)

Alors, sur le principe global, l'histoire de la mini-série qui se termine avec ce numéro est très classique : deux groupes de super-héros s'opposent pour une raison avant que se pointe un super-vilain qui va les forcer à travailler ensemble ce qui les emmènera à se réconcilier. Franchement, on savait que tout allait se passer de la sorte avant même d'avoir lu le premier épisode. Autant dire que sur ce point-là, le scénariste Chip Zdarsky n'étonne pas et c'est d'autant plus dommage que ce début de numéro est à des années lumière du débat de point de vue des premiers numéros où deux idéologies s'affrontaient.

Mais, la dernière partie est bien plus intéressante puisqu'elle nous montre que tout est ni blanc ni noir avec des personnages supposés méchants qui ne le sont pas autant qu'ils n'y paraissent et d'autres gentils qui n'hésitent pas à franchir une certaine ligne. Et le pire dans tout ça, c'est que malgré l'horreur de l'acte, j'arrive à comprendre ce qui les pousse à faire ça... Ce qui ne veut pas dire que je cautionne pour autant.

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