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Comics de la Semaine : Empyre #3, X-Men #10, X-Factor #1, et plus

Chaque semaine, je fais une sélection des nouveaux comics sortis aux Etats-Unis que j'ai lus et appréciés et qui méritent ton attention.

Cable #2

Par Gerry Duggan, Phil Noto et Joe Sabino • Marvel Comics

Image : Phil Noto et Joe Sabino (Marvel Comics)

J'avais trouvé le premier épisode très fun, ce qui en avait fait une très agréable surprise. Je m'attendais donc à ce que la suite le soit tout autant, et il s'avère que c'est le cas. Dans ce numéro, Cable part enquêter sur la disparition d'un bébé mutant aux Etats-Unis, de quoi se mettre à dos la police locale. Mais, très rapidement, l'intrigue ouverte lors  du précédent épisode reprend le dessus. Tout cela ne semble aucunement lié donnant un peu de profondeur à ce qu'on lit. Et puis, le sens de l'humour de Gerry Duggan fait mouche. On reconnait bien le style "indépendant" de l'auteur, assez loin des grosses productions qu'il a dû géré encore récemment (genre Infinity Wars) et c'est tant mieux.

Empyre #3

Par Al Ewing, Dan Slott, Valerio Schiti, Marte Gracia et Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : Valerio Schiti, Marte Gracia et Joe Caramagna (Marvel Comics)

Ce numéro de Empyre m'a emmené de déception en déception. Si la première partie nous laissait croire que les Fantastic Four allaient revenir au devant de la scène, très rapidement, l'équipe de Reed Richards est à nouveau éclipsée par les Avengers qui ne dominent pas seulement par leur nombre mais aussi sur leur positionnement par rapport à l'événement central.

La seconde déception est d'avoir eu l'impression de lire l'adaptation d'une partie du film Avengers: Infinity War avec les soldats du Wakanda, l'armée ennemie très nombreuses et le bouclier protecteur qu'elle traverse au fur et à mesure. Après tout, c'est de bonne guerre puisque les films ont souvent adapté les images des comics. Mais, Al Ewing et Dan Slott n'en font rien de bien intéressant.

Ma dernière déception vient du fait que cela reste très bavard. L'humain est finalement peu impliqué, en tout cas pas autant que les dialogues le laissent penser. On retrouve Tony Stark dépressif - et c'est compréhensible - mais on ne ressent pas d'empathie pour le personnage.

C'est un ensemble de bonnes idées, avec un twist plutôt bien vu en fin de numéro, mais Empyre commençait sous de bons auspices mais continue en rentrant dans ce qui ressemble une phase de remplissage. Et puis, il y a l'impression de savoir où nous emmène le récit que je trouve dommage.

Mighty Morphin Power Rangers #52

"Enemy of my Enemy" par Ryan Parrott, Moisés Hidalgo, Walter Baiamonte et Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Moisés Hidalgo, Walter Baiamonte et Ed Dukeshire (BOOM! Studios)

Ce numéro focalise en grande partie sur les Omega Rangers qui continuent leur mission mais plus sereinement que pendant l'arc précédent. Ce qui ne les empêche pas de tomber nez à nez avec une menace qui risque de leur donner du fil à retordre. Ryan Parrott commence à étoffer les intrigues avec beaucoup de menaces qui pèsent sur les différents Rangers. C'est assez intéressant parce qu'on ne sait pas où ça va exactement.

Le nouveau dessinateur, Moisés Hidalgo, a un style assez étonnant pour la série, presque punk parfois. J'aime beaucoup ce qu'il fait en terme de composition de pages.

Suicide Squad #7

Par Tom Taylor, Daniel Sampere, Juan Albarran, Adriano Lucas et Wes Abbott • DC Comics

Image : Juan Albarran, Adriano Lucas et Wes Abbott (DC Comics)

Cet épisode est un peu moins fun que d'habitude mais on y reconnaît la patte de Tom Taylor à chaque instant.

Ce numéro focalise sur Deadshot qui décide de retourner auprès de sa famille en sachant parfaitement que l'accueil ne sera pas celui qu'il attendait. C'est un épisode assez émouvant qui fonctionne très bien sans même connaître parfaitement le personnage. Clairement, Suicide Squad est une valeur sûre de DC Comics en ce moment.

Wonder Woman #659

"I Walk the Line" par Mariko Tamaki, Mikel Janin, Jordie Bellaire et Pat Brosseau • DC Comics

Image : Mikel Janin, Jordie Bellaire et Pat Brosseau (DC Comics)

Depuis ces dix dernières années, j'entretiens avec la série Wonder Woman une relation conflictuelle. Si je peux m'enthousiasmer le début du run d'un·e scénariste, celui peut me lasser tout aussi rapidement. Cela a été le cas pour le passage de Brian Azzarello ou, plus récemment, G. Willow Wilson. Et puis, à côté de ça, de bons scénaristes se sont casser les dents sur la licence (James Robinson, je te regarde)... En gros, à part les histoires de Greg Rucka, rien ne m'a vraiment plu. Et, donc, je n'aimerais pas trop m'emballer sur l'arrivée de Mariko Tamaki sur le titre mais, c'est trop tard...

Cet épisode est un début de run idéal pour (re)commencer à lire Wonder Woman puisqu'elle nous offre un récapitulatif de la légende très dynamique (merci Mikel Janin pour les fabuleux dessins) et nous lance très rapidement dans son histoire bien à elle. Je retrouve ce que j'ai adoré sur sa série Hulk et X-23... Ouais, j'aimerais pas trop m'emballer mais, je suis déjà amoureux.

X-Factor #1

"Suite No. 1" par Leah Williams, David Baldeon, Israel Silva et Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : David Baldeon, Israel Silva et Joe Caramagna (Marvel Comics)

J'aimerais beaucoup vous dire que j'ai adoré ce que je viens de lire parce que l'intrigue de Leah Williams regorge de plein de bonnes idées. Sauf que j'ai eu beaucoup de mal à arriver à la fin de ce premier numéro qui est trop bavard. Trop bavard pour ne rien dire. Trop d'informations balancées également... Et surtout, aucun dynamisme et aucune résonance dans les dialogues qui donnent l'impression que c'est toujours le même personnage qui parle.

Et c'est dommage, parce que l'histoire nous montre bien des personnages attachants, une équipe pas très lisse mais qui a un super potentiel. D'autant plus que la scénariste utilise pleinement le potentiel qu'offre Krakoa pour y faire naître sa série. Mais, la réalisation est vraiment pas top.

En vrai, on dirait un (long) épisode de Kaamelott avec des personnages tous écrits de la même manière mais que les acteurs (ici, le dessinateur David Baldeon) donnent vie en faisant bien attention à les dynamiser, ce que le script n'arrive pas à faire.

Je ne suis pas certain que je pourrai tenir le rythme si tous les épisodes sont aussi éprouvants à lire.

X-Men #10

"Fire" par Jonathan Hickman, Leinil Francis Yu, Sunny Gho et Clayton Cowles • Marvel Comics

Image : Leinil Francis Yu, Sunny Gho et Clayton Cowles (Marvel Comics)

En lisant les prologues de Empyre, je me suis dit que c'était étonnant que la famille Summers ne se mêle pas des affaires des Cotati, la race alien qui s'est installée sur la Lune, soit juste à côté de la nouvelle maison de Scott et sa famille. C'est donc chose faite avec cet épisode de X-Men qui nous montre comment Gabriel, ancien Empereur de Shi'ar, va accueillir ses nouveaux voisins.

Très clairement, pour apprécier cet épisode, il faut connaître le troisième frère Summers et toute son histoire jusqu'à sa chute pendant War of the Kings, surtout que Jonathan Hickman ne nous aide pas en ne rappelant pas le contexte. En tout cas, pour moi, c'était un véritable plaisir d'autant plus que le scénariste nous montre le potentiel d'un tel personnage torturé (dans tous les sens du terme) au sein d'un groupe qui paraît beaucoup moins tranquille qu'il n'y paraît.

J'apprécie toujours autant l'humour du scénariste qui, après des mois de teasing, nous montre la famille Summers en vacances sur une simple carte postale. Mais, mine de rien, cette scène anodine apporte de nouvelles informations, notamment sur la relation qu'entretient actuellement Scott avec son jeune frère Gabriel. Rien ne semble être laissé au hasard, même les petites touches d'humour...

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