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Comics de la Semaine : Empyre: Avengers #0, Mighty Morphin' Power Rangers #50, Immortal Hulk #34, et plus

Chaque semaine, je fais une sélection des nouveaux comics sortis aux Etats-Unis que j'ai lus et appréciés et qui méritent ton attention.

Empyre: Avengers #0

Par Al Ewing, Pepe Larraz, Marte Garcia & Joe Caramagna • Marvel Comics

Image : Pepe Larraz, Marte Garcia et Joe Caramagna (Marvel Comics)

Empyre est le devenu le méga événement de l'été parce qu''il était initialement prévu au printemps mais suite à la pandémie mondiale, il a été repoussé comme tout le reste. En tout cas, il commence maintenant avec ce numéro 0 centré sur les Avengers qui se rendent sur la face bleue de la Lune afin de découvrir qu'un nouveau jardin y a fait son apparition. Mais que font la race extra-terrestre Cotati ici et pourquoi utilisent-ils la technologie Kree ?

La réponse n'est pas claire et/ou définitive, on sent que le récit nous réserve quelques surprises par la suite. En même temps, il s'agit du prélude à une mini-série qui sera accompagné par un autre prologue, 42 tie-ins et un épilogue. Bref, les auteurs et autrices auront tout le temps de répondre, mais ce n'est pas pour autant que Al Ewing traîne. L'épisode fonce droit vers l'action après une courte remise en contexte de qui sont les Cotati, leur rapport avec les Kree et l'importance du jardin. C'est une très bonne introduction et si la suite garde le même rythme, on risque de s'amuser.

Pepe Larraz, nouveau dessinateur star de la Maison des Idées, est invité à dessiner cette introduction et il le fait sacrément bien même si c'est moins beau que son travail sur House of X et qu'on sent que sur certaines pages il était pressé par le temps.

Green Lantern 80th Anniversary 100-Page Super Spectacular #1

Par plein de monde • DC Comics

Image : Ivan Reis, Oclair Albert et Alex Sinclair (DC Comics)

Comme le nom à rallonge de ce one-shot l'indique, il s'agit d'un épisode spécial de 100 pages (pin-ups inclus) célébrant les 80 ans de Green Lantern, un nom qui a bien évolué avec le temps puisque le premier à porter ce nom était un sorcier alors que maintenant, il est celui de différents gardiens de la paix cosmiques comme Hal Jordan, Dave Stewart ou, plus récemment, Jessica Cruz. Et mine de rien, DC Comics arrive à rendre hommage à tout ce beau monde dans ce numéro anthologique.

Alors, certes, tout n'est pas du même niveau, d'autant plus que le livre commence très très fort avec une histoire présentant Alan Scott par James Tynion IV au scénario et Gary Frank aux dessins qui donne envie que les deux auteurs lancent une série sur le personnage. Tout y est parfaitement maîtrisé et Tynion est plus proche en terme d'écriture de ce qu'il propose en indépendant que chez DC. Je note également l'histoire écrite par Dennis O'Neil et dessinée par Mike Grell, non pas pour sa qualité mais parce qu'elle sera la dernière histoire écrite par le scénariste parti récemment. En tout cas, cela fait plaisir de revoir Geoff Johns écrire une histoire sur Hal Jordan parfaitement accompagné par Ivan Reis aux dessins, et Cullen Bunn nous rappeler les origines de Sinestro grâce au travail artistique de Doug Mahnke. Il y a aussi l'histoire touchante de Robert Venditti et Rafa Sandoval qui nous projette dans le futur qui est particulièrement réussie. Enfin, Sina Grace a réussi à me donner envie de lire une histoire sur Simon Baz, personnage que je déteste.

Immortal Hulk #34

"The Apotheosis of Samuel Sterns" par Al Ewing, Butch Guice, Tom Palmer, Paul Mounts & Cory Petit • Marvel Comics

Image : Butch Guice, Tom Palmer, Paul Mounts et Cory Petit (Marvel Comics)

L'épisode est une petite parenthèse qui est parfaitement menée après la fin du précédent chapitre dans laquelle nous apercevions où le Leader se cachait depuis tout ce temps. Nous le savions, l'adversaire de Hulk préparait un mauvais coup et son plan commence à être un peu plus clair avec cet épisode. Mais, Al Ewing profite surtout de cet épisode pour nous rappeler d'une manière assez originale qui est le Leader, comment il a évolué au fil des années et ce qui le motive.

Butch Guice est un dessinateur que je peux adorer comme détester. Dans cet épisode, nous sommes plutôt dans le deuxième cas. Je reconnais le talent de narrateur et le travail effectué mais, il y a un côté bâclé comme si l'encreur Tom Palmer devait terminer les cases à sa place. Et puis, la colorisation de Paul Mounts ne colle pas vraiment à son style, ce qui n'aide pas à apprécier les dessins.

Mighty Morphin' Power Rangers #50

"Necessary Evil" par Ryan Parrot, Daniel Di Nicuolo, Walter Baiamonte & Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Daniel Di Nicuolo et Walter Baiamonte (BOOM! Studios)

Ce numéro "milestone" est également la fin de l'arc narratif Necassary Evil qui dure dans ce titre depuis 11 épisodes déjà, il est ainsi l'aboutissement de tout ce que le scénariste Ryan Parrott a mis en place dans cette série, mais aussi dans sa petite sœur, Saban's Go Go Power Rangers qui vient, elle, de se terminer. C'est donc l'heure de la grande baston finale avec d'un côté, les Power Rangers qui doivent apprendre à se faire confiance afin de combattre le redoutable Dayne, et de l'autre les Omega Rangers qui doivent faire face à l'armée de Kiya, leur ancien membre qui a retourné sa veste lorsqu'elle a appris que Tommy était devenu le Ranger Blanc.

C'est de la grande baston grâce à Daniel Di Nicuolo qui s'inspire des mangas pour créer des scènes de combat ultra dynamiques mais, l'histoire ne repose pas uniquement sur cela, les personnages sont bien au centre, chacun devant faire des choix qui s'inscrit en toute logique avec ce que nous avions lu auparavant. Le face à face entre Trini et Kiya en l'est l'exemple même.

L'épisode se termine avec l'ouverture vers la prochaine saga et avec un certain sens de l'ironie que je trouve formidable. J'ai vraiment hâte de lire la suite même si Di Nicuolo quitte malheureusement le titre.

Once & Future #8

Par Kieron Gillen, Dan Mora, Tamra Bonvillain & Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Image : Dan Mora, Tamra Bonvillain et Ed Dukeshire (BOOM! Studios)

Il est difficile de commencer un nouveau site avec une nouvelle formule qui me permet de critiquer les comics sortis durant la semaine sans parler du contexte  de chaque série. En effet, la plupart des titres que je lis sont publiés depuis un moment donc cela va donner l'impression de prendre le train en cours de route. Du coup, je vais faire un petit résumé des faits : Duncan est un homme ordinaire, il a une petite amie, Rose, qu'il a rencontré depuis peu. Mais sa vie bascule lorsque sa grand-mère, Bridgette, s'évade de son hospice et lui révèle qu'il a une grande destinée liée à la mythologie arthurienne. Tous les trois vont alors affronter des créatures magiques et découvrir le véritable visage du mythe.

Dans ce numéro, Duncan et Bridgette continuent leur quête avec Rose à distance qui les tient informer. Mais ce petit monde ne se doute pas qu'il est observé par la mère de Duncan. Pendant ce temps-là, à Camelott, Arthur rencontre le Beowulf et un homme qui se dit s'appeler Merlin. Quelque chose d'étrange se prépare de ce côté-là et cela annonce plutôt de mauvaises nouvelles pour nos héroïnes et notre héros. Comme d'habitude, l'histoire de Kieron Gillen est complexe. Clairement, connaître les légendes arthuriennes devraient aider à mieux comprendre ce qui se passe, mais il arrive, notamment par les dialogues, à rendre tout ça accessible. La partie graphique est quant à elle du bonheur en barre avec le dessinateur Dan Mora qui s'éclate un max et la coloriste Tamra Bonvillain qui s'amuse avec les palettes de couleurs. C'est beau du début jusqu'à la fin !

Seven Days #7

Par Gail Simone, Jose Luis, Jonas Trindade, Michelle Madsen & Saida Temofonte • Lion Forge Comics

Image : Jose Luis, Jonas Trindade, Michelle Madsen et Saida Temofonte • Lion Forge Comics

Seven Days est le premier cross-over de l'univers Catalyst Prime, le monde super-héroïque des éditeurs Lion Forge Comics et Oni Press, soit quelque chose d'assez confidentiel mais, pourtant, qui possède des séries et des personnages assez intéressants. Très clairement, cette maxi-série en sept épisodes est un moyen de mettre en avant tout cela d'autant plus que l'équipe créative est bien connue de l'industrie des comics. Finalement, c'était une très bonne idée puisque cela m'a permis de découvrir des personnages de cet univers que je ne connaissais pas me donnant envie de découvrir leurs prochaines aventures.

Malheureusement, entre la fusion entre Lion Forge et Oni, les retards de publication, la pause forcée due à la crise sanitaire, et les ventes plutôt basses, nous sommes en droit de nous demander si Catalyst Prime persistera. Je croise les doigts en tout cas.

Pour revenir à Seven Days, la saga se termine donc ici sans réelle surprise mais avec un certain ménage de fait. Les héros et héroïnes sont enfin considérés après un combat qui est digne de ceux qu'on peut voir dans les mega events de Marvel Comics et DC Comics - même si Jose Luis a beaucoup de mal à gérer la mise en scène pour rendre le tout épique. En tout cas, l'objectif est atteint pour Gail Simone qui réussit à donner cet univers de nouvelles bases solides.

Suicide Squad #6

Par Tom Taylor, Bruno Redondo, Adriano Lucas & Wes Abbott • DC Comics

Image : Bruno Redondo, Adriano Lucas et Wes Abbott (DC Comics)

La nouvelle Task Force X tente de fuir son employeur mais, pour cela, doit se rendre à Gotham City afin d'y rencontrer une chirurgienne conseillée par Harley Quinn qui va leur retirer l'équipement qui peut leur faire exploser la tête. Comment est-ce que ça peut dégénérer ? Ah bah, oui, c'est la ville de Batman et il vient les accueillir avec ses poings et ses gadgets.

Tom Taylor arrive à écrire un épisode fun qui lui permet également de donner un peu plus de personnalité à certains membres de l'équipe comme Chaos Kitten et Thylacine. Et puis, Bruno Redondo est un bon dessinateur qui profite de cet épisode pour nous montrer tout son talent en art séquentiel avec une baston quasi silencieuse contre Batman qui est plutôt classe. C'est une petite parenthèse à la cool dans l'histoire de cette Suicide Squad qui ne finit pas de me séduire.

Teenage Mutant Ninja Turtles #105

Par Sophie Campbell, Ronda Pattison & Shawn Lee • IDW Publishing

Image : Sophie Campbell et Ronda Pattison (IDW Publishing)

Après le final du centième épisode, les Tortues Ninja commencent seulement à se reconstruire et décident de repartir sur de bonnes bases en reformant leur clan. Forcément, Alopex - qui s'est enfin rapprochée de l'un de nos héros - rejoint l'aventure. C'est un épisode qui est très optimiste mais toujours avec ce soupçon de mélancolie si caractéristique à ce début de run de Sophie Campbell sur la série régulière. Beaucoup de belles choses sont dites, les personnages sont bien plus développés et une nouvelle menace pointe son nez en fin d'épisode.

En plus d'être une bonne scénariste et dialoguiste, Campbell est une excellente dessinatrice, les pages sont toutes très jolies et chaque personnage - que des mutants anthropomorphes - est reconnaissable des autres.

Thor #5

"The Devour King" Part 5 par Donny Cates, Nic Klein, Matt Wilson & Joe Sabino • Marvel Comics

Image : Nic Klein, Matt Wilson et Joe Sabino (Marvel Comics)

Une ancienne menace céleste est réapparue et Galactus a été contraint de demander de l'aide à Thor. Mais tout ne se passe comme le dieu nordique le souhaiterait puisque'il est devenu le nouvel héraut du Dévoreur de planètes parti en quête de puissance. Alors que Sif et les Asgardiens tentent de réparer les dégâts causés par les deux "associés", ces derniers font face à la fin de l'univers qui met Thor face à lui-même.

Il s'agit encore d'un épisode résolument basé sur de la grosse baston montrant tout le talent de Nic Klein. D'un côté, nous avons des combats avec des patates de forain digne de n'importe quel récit super-héroïque, de l'autre, nous avons des plans très très large nous montrant l'imposant cosmos. C'est toujours très très beau et ça donne envie de tourner les pages.

Mais Donny Cates ne se contente pas de se faire plaisir à donner l'occasion à Klein de montrer tout son talent - ainsi que celui du coloriste Matt Wilson d'ailleurs, il change un élément important de l'histoire de l'univers Marvel. Pour l'instant, nous sommes en manque de détails, mais la révélation est importante. Par contre, j'avoue que la formule rappelle énormément celle que le scénariste a employée sur le titre Venom, j'espère qu'il saura se renouveler et ne pas se contenter d'un copier-coller.

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